Dans son « rapport international de situation sur l’alcool et la santé », l’OMS a décortiqué les accidents, cancers, traumatismes, cirrhoses du foie, maladies cardiovasculaires et autres incidents fatals. La conclusion est sans appel : L’organisation estime que la consommation excessive d’alcool est la cause de 2,5 millions de décès chaque année dans le monde. Ce chiffre représente près de 4% du total des décès, mais les jeunes générations sont particulièrement exposées : Chez les 15-29 ans, on dénombre 320 000 morts, soit 9% de cette tranche d’âge. L’OMS s’inquiète tout particulièrement de nouvelles pratiques comme le « binge drinking » Cette pratique consiste à s’enivrer massivement et le plus rapidement, souvent pendant le week-end ou lors de fêtes. Le moyen pour y arriver est simple : boire un maximum d’alcool en un minimum de temps.
Cette recherche de sensations fortes peut avoir de graves conséquences : traumatismes, trouble respiratoire, comas,…
Certes, des mesures ont été prises par certains Etats membres de l’OMS pour réduire le nombre de drames causés par l’alcool (notamment en réduisant les points de vente et en augmentant l’âge légal donnant accès à son achat), mais l’organisation basée à Genève estime que les actions entreprises sont encore trop modestes et insuffisamment relayées. L’OMS déplore ainsi que « trop de pays n’ont mis en place que des programmes de prévention et des politiques de faible portée ». En 2005 chez les plus de 15 ans, et à l’échelle de la planète, la consommation d’alcool était en moyenne de 6,13 litres par personne et par an.



















